9560 km et 8 heures plus tard

30 juillet 2006

Sous le béton la plage

Après avoir fuis la chaleur pendant quelques jours en début de semaine pour un nouveau voyage d'affaire à Sendai, ce week-end direction l'océan. Mon boss est membre du club de voile de l'institut, qui possède deux petits voiliers. On se retrouve donc à une dizaine de personnes sur la plage, à deux heures en voiture de la maison.

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Il fait très beau, mais malheureusement, les vagues étant trop importantes, et étant débutant, je ne peux pas monter dans les bateaux... D'ailleurs même un équipage de mecs experimentés se retrouvent à devoir accoster en urgence sur la plage au milieu des baigneurs, ramenés vers le rivage par les vagues.

Pas de problème, à la place je vais faire le con dans les vagues, c'est pas tout les jours qu'on a l'occasion de se baigner dans le pacifique.

Le minshuku dans lequel mes collègues dorment coûtant trop cher, et n'étant pas sur de pouvoir faire du bateau le lendemain, je rentre à la maison. Et je suis réveillé le lendemain par le téléphone: les vagues ne sont plus aussi grosses, je peux naviguer. Du coup, retour à la plage...

Les bateaux, c'est sympa, même si le manque de vent a failli me faire changer d'avis... Un bateau porté par les vagues en plein soleil, y'a mieux pour le mal de mer.

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Au pays des sauterelles et du soja

Mercredi 05 juillet, on s'invite, 1000 yens quand même, a une soirée organisée par une grosse boite d'assurance. On se retrouve à trois français en costard au milieu de japonais et de quelques japonais en yukatas. C'est l'occasion d'apprendre deux mots très importants en japonais: nomihôdai et tabehôdai, ou boisson et bouffe à volonté! Buffet de makizuhis, salades et autres, accompagnés de bière et de vin. Après quelque jeux, dont le traditionnel janken (pierre, papier, ciseau), la soirée se termine malheureusement assez tôt...

Mais pour me rattraper, le lendemain il y a une soirée à Enri. Et le thème est... les inagos que mon boss a acheté pendant le week-end onsen. Les inagos en question, ce sont tout simplement des... sauterelles enrobés dans une sauce un peu sucrée, certainement à base de soja(tout est à base de soja). Mmmmm! Les japonais n'en mangent en fait pas habituellement, seulement dans les régions montagneuses ou les protéines se faisaient rare autrefois. Verdict: c'est moins pire que ce que l'on pourrait penser, finalement ça à le goût de la sauce avec laquelle elles sont emrobées. C'est juste un peu croustillant...

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18 juillet 2006

Out of Tokyo

Après une semaine agitée, avec sortie en "gay bar" (!?) pour une soirée boulot (ils ont de ces idées des fois...),  samedi je sort de Tokyo... pour aller à Yokohama. A vrai dire, il n'y a pas de séparation entre les deux villes, toutes deux formant une gigantesque mégalopole. Et ça me prends d'ailleurs moins de temps d'y aller que de me rendre dans certains coin de Tokyo.

La ville est très connue pour sa China Town, la plus grande du Japon. Et comme c'est très connu au Japon, c'est devenue plus une galerie marchande de souvenirs chinois et de restaurant à nems et autre (pouvant coûter très cher) qu'un ghetto. L'occasion de constater que les temples chinois sont un peu diffèrent des temples japonais. Loin de la sobriété japonaise, le temple de China Town est très coloré et plein de petits détails...

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Yokohama, c'est aussi une des premières villes à avoir été ouverte au commerce avec l'étranger après la période d'isolationnisme japonaise. Du coup après être passé dans un parc qui semble éssayer de copier le parc Guëll, je me balade le long du port... jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir... Du coup je suis de visite de musée, dont le musée maritime, qui posséde un voilier entièrement ouvert au visiteurs. Ça donne envie de prendre la mer...

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15 juillet 2006

Un jour en France

Mercredi, c'est fête de la musique. Les punks rockers sortent leur plus beau baggy et vont jouer en sautillant dans la rue... Mais ça ce passe en France. Au Japon... rien. Toute la population est occupée à travailler... Toute? Non! Un institut peuplé d'irréductible Français résiste encore et toujours à l'appel du boulot. Et donc samedi (en semaine c'est pas possible y'aurait vraiment personne), ils organisent leur propre fête de la musique. Et ils ont preparés des stands de specialité françaises pour se mettre dans l'ambiance. L'occasion de manger du steak avec de la moutarde et du pain, des crêpes, et de se boire un petit Ricard (pas dans un verre a ballon faut pas pousser).

Il y a beaucoup de Japonais, mais plus d'étrangers que d'habitude. Et ce qui est surtout surprenant, c'est qu'une bonne partie des personnes présentes parlent français!! Et tous le monde est  regroupé sous des parasols Pernod...

A vrai dire on n'est pas arrivé en avance. On aura vraiment écouté qu'un concert de ska japonnais (Mention spéciale au chemises des musiciens).

Une fois les concerts terminés, la brasserie de l'institut se transforme en "boite de nuit", avec un DJ qui n'aurait pas pu faire la fête patronale de Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur. Même pas un titre de Claude François, mais il se rattrape en nous passant du Franky Vincent...

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28 juin 2006

Rémi no kami kakushi

Encore une fois obligé de me levé tôt ce week- end. Destination: Ikaho, une "station balnéaire" onsen, situé dans les montagnes au nord ouest de Tokyo.
Le Onsen, c'est le nom donnée au sources chaudes naturelles du Japon. Chaque source a des propiétés, et une couleur différente.

Notre destination est un lieu reputé pour ses udons, épaisses "pâtes". Elles se mangent généralement froides, trempées dans une sauce, puis aspirées en faisant le plus de bruit possible, c'est la coutume. Avant d'arriver à l'hôtel, on s'arrête donc manger quelques udons, puis on visite un temple sur la montagne, un "vignoble", où j'ai le privilège de gouter des vins, certains étant pour le moins... bizarres.

On se rend finalement à l'hôtel, ou plutôt le ryokan, hôtel japonais traditionnel. On a plusieurs pièces avec des tatamis au sol et on va tous dormir ensemble, cinq futon posés par terre par chambre... Les affaires posées, direction le bain public. C'est pas vraiment diffèrent du sento à coté de chez moi, à part que l'eau provient d'une source chaude. Après s'être bien relaxé, on rentre, et on enfile les yukatas traditionnelles, pour faire plus simple des sortes de kimonos. On a tous la classe, et on se rend comme ça dans la salle du dîner.

Le dîner traditionnel dans un ryokan, c'est quelque chose! Plats multiples, mini "appareil à fondu", assis par terre en tailleur (ou autrement parc qu'a force ça fait mal). Un de mes collègues à amené ces enfants, qui... animent la soirée.

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Après manger, on part faire un tour dans la ville en yukata, mais comme il pleut, on se réfugie dans une boutique de carabine, ou je me ridiculise au tir. Il faut dire que les japonais n'utilisent pas des plombs mais des bouchons en liège, que l'on enfonce au bout du fusil. Question précision, il y a mieux...

La "drinking party" commence enfin. Quelqu'un a preparé des jeux. Le premier: tirer à l'aide d'un élastique sur des cibles a l'effigie de collègues, de mon boss... et de moi! Les perdants se font refaire une beauté par les enfants, à coup de feutres. De très beaux résultats. Comme je suis declaré grand perdant ex aequo, ils nous obligent ensuite moi et mon co-perdant a enfiler des "tutus cygnes" et courir sur place le plus possible, avec un compteur sur soi, pour nous departagé. Résultat: 137 mètre à... 136! Je gagne!

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Au petit matin, je teste cette fois ci le rotenburo, source chaude mais avec le bain à l'extérieure. C'est sympa, malgré la pluie. Après un petit déjeuner à la hauteur du dîner de la veille, on va visiter un autre temple bouddhiste perché sur la montagne.

Comme il pleut, la visite d'un parc safari se transforme en visite du musée des jouets/poupées/voitures/vin, bref tous ce qu'ils ont pu trouver. Je sais pas si c'est les japonais qui ont inventé la boutique souvenir, mais en tout cas ça a été inventé pour eux! Pas moins de trois boutiques le long du parcours dans le musée!

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15 juin 2006

Vamos a bailar

Enri organisait cette semaine des conférences pour présenter au gens de l'aviation civile, des entreprises intéressées, le résultat du travail de ses chercheurs. J'ai essayé d'assister à une des présentations, mais vu que s'était dans une langue que je comprends pas (enfin pas trop), sur un sujet que je connais pas, je n'ai pas renouvelé l'expérience...
Mais là n'étais pas le principale intérêt de ces conférences (du moins pas pour moi). En effet, qui dit conférence dit... party!!

La soirée commence donc dans les bâtiments de Enri, avec sushis et bières principalement, comme d'hab. A la fin, plusieurs des gens invités viennent parler dans un micro... C'est vraiment très long, quand on comprend pas... mais aussi quand on comprend, mon boss ayant l'air de se faire royalement chier!
La soirée officielle se termine, mais comme il est de coutume au Japon, on va continuer la soirée dans un izakaya. Re-bière, yakitori, sashimi. Je fais part au personnes avec qui je discute de mon projet de faire un petit tour dans le Japon au mois d'août, en utilisant le seishun 18 kippu, un ticket de train limité pendant 5 jours non-consecutifs... mais seulement valable sur les trains locaux. Exemple de trajet: Tokyo-Kyoto, un peu plus de 500 km parcourus en ... 9 heures!
Le temps passe et c'est l'heure de partir. Mais pas encore l'heure de se coucher, quelque mecs sont motivés pour continuer la soirée autre part. Et aprés s'être séparé en deux groupes pour ne pas être trop nombreux, on se rend au... kamakura!! C'est fou le nombre d'établissements dans se genre que l'on peut trouver un peu partout. Encore une bonne occasion de pratiquer mon japonais.
Après une heure de conversation (payante) avec des filles en robes de soirées, on sort, le dernier train partant bientôt. Et quelques minutes de réflexion plus tard, on prend le dernier train, mais direction Shinjuku! Mon collègue de Sendai connaît en effet un bar salsa dans lequel il nous emmène. "Connaître" est d'ailleurs pas le bon mot à employer puisque lorsque l'on arrive, tout le monde le connaît et on nous apporte une bouteille avec son nom dessus ainsi que des photos de lui lors de soirées précedentes... Et dire qu'il n'habite même pas Tokyo...
Je n'aurais jamais pu imaginer, mais les quelques séances de cours de salsa que je n'ai pas loupé à l'Enac ont porté leur fruit, et je peux à peu près danser correctement avec les serveuses et les autres clientes du bar.
Lorsque on ressort du bar, le soleil est encore une fois dejà levé...

Après une journée de repos bien mérité le samedi, le dimanche je me dis "Tiens, et si j'allais visité Shinagawa!". Je devais pas encore avoir tout à fait récupéré de la veille... Shinagawa est le plus inintéressant des quartiers de Tokyo que j'ai jamais visité! Il y a tout simplement... rien!
Les sites indiqués sur mon mini-guide (édité par l'office du tourisme de Tokyo...) ne ressemble à rien. Heureusement, je tombe par chance sur un matsuri, procession avec des temples portatifs, qui rend mon excursion un peu moins vaine.

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04 juin 2006

Il est 5 h, Tokyo s'éveille

A vrai dire, je pense que Tokyo souffre d'insomnie sévère...

Bref, jeudi je mets mon réveil à 4h45 (!!) pour pouvoir visiter un peu les alentours avant d'aller travailler à l'aéroport de Sendai (encore un voyage d'affaire). Arrivé à la gare, je laisse mon vélo dans un autre parking, mon parking habituel n'étant pas encore ouvert (détail qui aura son importance par la suite...).
Je ne me rappelai pas que le soleil pouvait se lever de si bonne heure. Il est tellement tôt que je vois un flic mettre en marche les escalators pour aller à la gare!

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Après plusieurs heures de transports en commun divers et variés, j'arrive enfin à destination: Matsushima, ou îles aux pins. La baie de Matsushima a été classée parmi les trois paysages les plus pittoresques du Japon. Pour pouvoir en profiter, je m'offre donc une (courte) croisière au milieu des îles... Le ciel est bleu, des mouettes accompagnent le bateau, attrapant les gâteaux tendu par les enfants à bord. Une véritable heure de vacances entre les îles et les pins.

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Retour sur Terre, je vais "travailler" à l'aéroport. Je participe même à une séance photo pour pouvoir prouver mon dur labeur... Et après cette dure journée, mon boss et le mec de Sendai m'emmène au Taiken zushi, resto sushi sur tapis roulant, et on continue la soirée... au kabakura! 2 séjours à Sendai, 2 soirées au kabakura, les mecs aiment vraiment ça!

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Le lendemain, on prolonge la pause déjeuner pour aller visiter un temple bouddhiste. Et après une autre dure journée de boulot, j'arrive à la gare de Mitaka à 22h, pour réaliser que mon vélo à été embarqué par la fourrière! Le parking dans lequel je l'avais laisser été privé... Je rejoins donc la résidence... à pied. Ça fait plaisir.

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Du coup le lendemain, je vais chercher mon vélo, malgrès la pluie battante. Et 2500 yens plus tard (presque 20 euros), je rend à mon vélo sa liberté.

Pour féter ça, ou autre chose, le soir je sort avec Briag à Roppongi, quartier de Tokyo renommé pour sa vie nocturne. Tous les étrangers se rejoigne là-bas pour boire et autre. C'est un peu America Town. Après avoir visiter le dernier étage du Don Quichotte local, on se rend dans un bar où il y a maximum un japonais! M'étant fait voler mon parapluie pendant que je buvais, on repart à la recherche d'un autre bar sous la pluie. Ça fait plaisir...
Pleins de mecs essayent d'attirer les clients potentiels dans les boîtes, bars à strip-tease et autres... "Viens juste jeter un coup d'oeil! Entrée gratuite! Tu viens et si ça te plaît pas tu t'en va...". On tombe sur un indien qui veux nous faire entre dans sa boîte, mais après avoir discuté un peu avec lui, il nous conseille des bons coins où aller. Mais ne pouvant pas entrer dans la boite que l'on voulait, trop jeunes, on finit la soirée dans une autre boite avec un max de quincagénaires américains, et de japonaises plus ou moins jeunes (plutôt moins que plus d'ailleurs). Mais bon, on se marre bien quand même, et lorsque l'on ressort, le soleil est déjà levé. Et pas de boulangerie dans le coin...
On revient chez nous par le premier train du matin, en croisant pleins de gens qui viennent de se levé (un dimanche ça devrai pas être permis), puis à pied (encore).
On arrive enfin. Il est 7 h, Rémi s'endort.

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27 mai 2006

Super size me

Je prends mon courage à deux mains, et samedi je me lève au aurores(6h30) pour aller acheter un ticket de sumo pour pauvre. Quand j'arrive, un max de gens attendent déja la vente des billets qui commence à 8h30.
Les combats commencent par les débutants, dont certains sont limites maigres (enfin pour des sumos(ou des américains)). Comme ce ne sont pas encore vraiment les combats les plus intéressants, il n'y a encore presque personne, ce qui me permet de squatter des places pour riches, tout prêt du ring.

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En fait, dans les combats de sumos, c'est la présentation et la phase d'intimidation qui prend le plus de temps. D'abord un mec chante (enfin plutôt essaye quand c'est un débutant) les noms des 2 combattants. "Niiiiiiiiiiiishiiiii (à l'ouest)..., Grosse montagne.... Higaaaaaaaashiiiiiiiiiiiii (à l'est)..., Fleuve tranquille...". Les combattants montent sur le dohyo (ring) et exécutent plusieurs "mouvements symboliques", selon leur niveau.
D'abord, ils rincent leur bouche avec de l'eau, source de pureté (ça fait un peu pub comme phrase), tape un grand coup parterre pour éloigner les mauvais esprits, et prennent plusieurs positions traditionnelles. Les professionnels jettent aussi des poignées de sel sur le ring pour le purifier.
Viens ensuite la période d'intimidation, pendant laquelle les deux adversaires se regardent droit dans les yeux, et qui peux durer relativement longtemps (jusqu'à 4 minutes), et qui est entrecoupée de jetage de sel.
Le combat commence enfin, et se finit généralement moins d'une minute plus tard, souvent moins de 3 secondes. Sinon les combattants font des pauses, ereintés par plusieurs minutes de combat (bouge tes 200kilos). Le combat se finit en effet dès qu'un des sumos sort du cercle, ou touche le sol avec autre chose que ses pieds.

A midi, je vais manger le repas spécial des sumos, leur quotidien à l'étable (oui le lieu d'entraînement des sumos s'appelle l'étable): le chanko. Je trouve pas ça particulièrement gras, à mon avis ils doivent bien forcer sur les doses pour modeler leur corps d'athlètes...
Les gens continuent à arriver jusqu'au début de la "vraie" journée de match, les combats de vrais pros. Avant le commencement de leurs matchs, ils viennent tous en tenu d'apparat (tablier) qui peuvent coûter assez cher. La préparation des matchs est plus longue pour les pros, et pendant celle-ci des mecs viennent faire le tour du dohyo avec des étendarts: de la pub traditionnelle!

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Après une danse de l'arc, c'est la journée de championnat se termine. A vrai dire j'en avais vraiment marre. Un match c'est bien, 140 bonjour les dégâts.

Je rejoins donc Briag et Muria à Asakusa pour assister au Senja Matsuri. Le principes c'est que des gens défilent dans les rues avec des mukoshis, ou temples portatifs, tous en habits traditionnels. Enfin sauf ceux qui semblent avoir chaud et ont réduit leurs vêtements au haut traditionnel et ... slip! Ils se relaient pour porter les mukoshis, avançant au pas et scandant "Asa-kusa, Asa-kusa".
De nombreux stands de bouffe sont installés dans l'enceinte du temple, ainsi qu'une représentation de , une des formes du théatre japonais. Après avoir fait le tour, on va dans un restaurant manger un okonomiaki (voir album bouffe), puis on fait une halte dans un izakaya.

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On profite du fait qu'il fasse beau le lendemain, au milieu de cette saison des pluies, pour aller à Odaiba, pour aller faire trempette dans la baie de Tokyo. Malheureusement, en arrivant, on apprend que la baignade est interdite! Je vois pas l'intérêt d'avoir des plages sans pouvoir aller se baigner... On se fait quand même dorer au soleil allongés sur le sable, et on regarde les courses de dragonboats.

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23 mai 2006

Vacances d'affaires II

Je ne pouvait pas retourner au boulot directement après une semaine de tourisme pendant la Golden Week. Je me retrouve donc à l'heure de pointe dans le train pour aller prendre le shinkansen, direction Nagoya, pour un voyage d affaires. Arrivé à l'aéroport de Nagoya, où l'on doit travailler, on visite d'abord l'aérogare, ou il ont reconstitué des rues japonaises et européennes pour mettre les restos et boutiques.

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Après avoir regarder mon boss travailler, toutes les conversations étant en japonais, on rentre à l hôtel, et mon boss m'emmène dans un izakaya où on peut manger de la bouffe française japonaise(!?). J'ai pas vraiment remarqué la French Touch dans le menu, à part peut être une bouteille de vin en couverture.
Le lendemain après avoir fait, à nouveau, semblant de travailler, on s'éclipse vite fait pour aller visiter Nagoya. D'abord un sanctuaire, puis le vrai (seul?) endroit vraiment touristique de Nagoya: le château. Et contrairement à celui de Kawagoe, celui là à de la gueule. Construit en 1612, il était surplombé d'énormes dauphins en or massifs, plus de 2m50 de haut, qui servaient un peu de grosse tirelire. Mais les américains ayant considéré en 1945 que les monuments historiques aussi pouvaient être des cibles stratégiques, le château a été reconstruit et les dauphins ne sont plus que des répliques.
Voilà la rubrique histoire est terminée...

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Le dimanche je suis retourné joué au futosal avec les mecs de la dernière fois. J'ai mémé mon maillot maintenant! Et cette fois on a gagné, non pas le tournoi en lui-même (faut pas exagéré), mais le mini-tournoi de tir au but! C'est comme le japonais, vu mon niveau de départ, je peux que m'améliorer...

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16 mai 2006

130 millions de japonais et moi

La semaine dernière, c'était la Golden Week, une semaine pendant laquelle tout les japonais, à part ceux qui travaille dans le tourisme et le commerce, sont en vacances, grâce à une accumulations de jours feriés. Résultat, un gros bordel partout, les prix montent et pendant une semaine les transports deviennent un enfer. Qu'à celà ne tienne, j'en ai quand même profité.

Première destination,  Shibuya, le quartier des jeunes de Tokyo, où il y a beaucoup de magasins et autres. Je passe voir la statue de Hachiko chien fidèle (un chien qui était tellement fidèle qu'ils en ont fait un symbole). I l y un max de monde (étonnant), et je croise pleins de mecs chelous, dont 2 en jupe et un en tenu femme intégrale, et des filles avec des maquillages type carnaval. Je m'aventure aussi dans le quartier des "love hôtels"... Je pense que ça se passe d'explications...

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Le lendemain, je me lève tôt pour aller visiter Odaiba, quartier construit sur une île artificielle dans la baie de Tokyo. Question foule, c'est encore pire qu'à Shibuya, la folie dans le train et les gares. Après une heure à rester debout coincé entre mes voisins dans le train, j'arrive sur la plage de Odaiba. Des jeunes font du volley, d'autres se reposent sur l'herbe, avec des palmiers de tous les côtés et le Rainbow Bridge en fond. Ça sent les vacances!
Après un détour par Long Island, j'arrive au musée des sciences nouvelles avec une énorme envie de bouffer. Par chance il y a un fast food juste à côté. Super je me dis, j'entre et je m'aperçois qu'il y a une énorme file d'attente. Mais le pire c'est quelle continue jusque dans le musée!! Au total une bonne centaine de personnes... Je prends mon mal en patience et m'insère dans le file... Et 50 min plus tard j'ai enfin mon hamburger! Ça fait relativiser le temps d'attente au Mac Do en France. Je voulais prendre mon trophé en photo, en souvenir, mais j'avais trop fin pour perdre du temps.

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Je continue ma découverte de Tokyo à Ebisu le vendredi, plus précisemment au Yebisu Garden Place, un quartier très européen, récemment construit à l'emplacement d'une ancienne brasserie, qui à d'ailleurs donné son nom au quartier et à la station. Comme c'est le jour des enfants, des activités dessins sont organisées un peu partout.
En me promenant, je tombe sur le "Château Restaurant" de Monsieur Joel Robuchon. J'ai pas osé regarder les pris mais ça doit faire mal.
Je vais visiter le musée de la bière Sapporo. L'entrée est gratuite, mais tout est fait pour vous donnez envie de boire une mousse dans la partie dégustation à la fin du musée. J'avoue, j'ai craqué.

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Pour changer de Tokyo, le jour suivant je vais visiter Kawagoe, au Nord de Tokyo. Ça me prend finalement moins de temps d'y aller que d'aller à Odaiba, et avec la foule en moins.
Kawagoe est surnomée la "petite Edo" (Edo est l'ancien nom de Tokyo). Là-bas je visite un château, mais d'un seul étage, sans tours ni mâchicoulis. Une grande maison quoi... A côté d'un temple d'une secte bouddhiste, il y a un endroit avec plus de 500 statues de mecs dans des postions différentes, ou faisant des choses différentes. Il est dit que tout le monde peut en trouver une qui lui ressemble.
Je marche jusqu'à la rue des friandises, ou Charlie (celui de la chocolaterie) rencontre Miyazaki. C'est à nouveau la foule, tous le monde se pressant pour acheter des taiyaki ou autres pâtisseries et bonbons japonais. Je finis ma visite par la rue principale, une rue qui aurait pu être très jolie, avec pleins de maisons dans le style Edo, mais qui est traversée par une route pleine de voitures et camions... Le long de cette route, je trouve un temple avec une statue du bouddha famélique. Ça fait peur.

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